Le clavier joue uniquement la piste sélectionnée — celle dont la ligne est surlignée à gauche. Cliquer sur une ligne la sélectionne ; 1 à 9 aussi.
Les touches ne donnent pas des demi-tons mais des degrés de la gamme choisie. C'est ce qui rend impossible de jouer une note fausse : changer de tonique ou de gamme change ce que dit chaque touche, jamais le fait qu'elle sonne juste.
Le repérage se fait par la position physique des touches, pas par leur étiquette : le mapping est donc le même en AZERTY, QWERTY ou QWERTZ. Les noms affichés sur le clavier à l'écran suivent ta vraie disposition ; le sélecteur AUTO en bas à droite sert de repli si le navigateur ne la donne pas.
Selon la piste sélectionnée, le clavier ne fait pas la même chose :
La rangée de touches en bas de l'écran est à la fois le moniteur (la touche enfoncée s'allume), la légende du mapping, et un clavier cliquable à la souris.
Il faut d'abord l'armer avec le bouton BEND, en bas à gauche. Tant qu'il n'est pas armé, il ne se passe rien — c'est voulu : un bend permanent mangerait le défilement de la page.
Le bend n'agit que sur la piste sélectionnée. Il revient tout seul à zéro environ deux dixièmes de seconde après que tu as lâché. Changer de piste le remet à zéro.
Pourquoi seulement sur le bandeau : ailleurs, la molette sert à autre chose — au-dessus d'une case de la grille elle monte ou descend la note d'un degré. Et le pincement de zoom du trackpad continue de fonctionner partout.
Une ligne par piste, seize pas par page. Le chiffre écrit dans une case est le degré de la gamme (1 à 7) ; le point au-dessus ou au-dessous indique l'octave.
Les cases sombres et inertes sont celles qui tombent au-delà de la mesure choisie, ou la ligne IN qui n'a pas de notes.
Le curseur SWING de l'en-tête écrit la même valeur dans toutes les pistes ; le bouton GROOVE, dans le panneau de droite, rétablit le swing différencié d'usine, qui est ce qui fait réellement le balancement.
Sous la grille : une ligne par effet (ÉCHO, RESSORT, PHASER), une colonne par piste.
C'est ici que se joue le mixage : une caisse claire qui part à l'écho mais pas au ressort, une basse et une grosse caisse qui restent parfaitement sèches. Le bouton THROW de l'en-tête, maintenu enfoncé, lance l'écho en fuite et le rend quand on le relâche.
Ces deux bandes n'apparaissent que sur la banque FRENCH, où elles sont le cœur du style.
FILTRE : une courbe de trente-deux points qui se déroule sur une à huit mesures. À huit mesures, un point dure une demi-mesure et le balayage met une demi-minute à se refermer — c'est ce lent va-et-vient qu'aucune automation d'un seul pas ne peut donner. On la dessine en glissant ; quatre courbes de départ (OUVRE, MONTÉE, VAGUE, CREUX) sont dans le panneau, avec la RÉSONANCE et le nombre de mesures.
CHOP : seize portes qui hachent l'accord. L'accord est joué tenu ; c'est le hachoir qui lui donne son rythme.
Il montre toujours la piste sélectionnée.
La dernière piste, IN, prend le micro de l'ordinateur, une carte son, ou n'importe quelle entrée que le système expose. Sélectionne la piste, puis ACTIVER L'ENTRÉE dans le panneau, et choisis le périphérique dans la liste.
Ensuite c'est une piste comme les autres : volume, panoramique, tonalité, grain, coupure, solo, et surtout les trois départs d'effets. Le niveau s'affiche dans sa ligne, à gauche.
Au casque. Sans casque, le micro réentend les haut-parleurs et ça siffle.
Les traitements du navigateur (annulation d'écho, réduction de bruit, gain automatique) sont
désactivés : ils sont faits pour la visioconférence, ils pompent et mangent les transitoires.
Les boutons en haut à gauche remplacent l'instrumentarium entier — pistes, timbres, batterie, moteurs de synthèse, motif de départ, générateur — et la couleur de toute l'interface. Chaque banque garde son propre motif en mémoire.
La longueur du motif est libre : de deux temps à huit mesures (jusqu'à 128 pas), mesures impaires comprises — 3/4, 5/4, 7/4, 7/8. Au-delà de seize pas la grille se feuillette : une page montre seize pas, et les flèches ◀ ▶ changent de page. Le bouton ⇄ fait suivre la page à la lecture ; le désarmer permet d'éditer une page pendant qu'une autre joue.
Le numéro de page est aussi un bouton : il ouvre le même menu. Après une duplication ou une suppression, ANNULER reste proposé quelques secondes.
La tonique et la gamme se changent à tout moment, même en lecture : comme les pas mémorisent des degrés et non des notes, tout se retranspose et rien ne sonne faux.
Ce n'est pas du hasard : le générateur tire d'abord une suite d'accords, puis chaque piste en découle — la basse suit les fondamentales, les accords et la nappe jouent l'harmonie, la mélodie se limite aux notes de l'accord et à leurs voisines. Le résultat est donc toujours dans la gamme.
Il s'adapte à la longueur du motif : un accord par demi-mesure environ, soit quatre accords sur seize pas et seize sur cent vingt-huit. Un tirage sur un long motif donne une vraie progression, pas quatre accords étirés.
Sur la banque DUB, il tire aussi la matrice de départs — en laissant toujours la basse et la grosse caisse au sec.
Le bouton PIANO de l'en-tête (l'onglet du milieu sur téléphone) ouvre un clavier à l'écran pour la piste sélectionnée. Sur une piste de batterie il devient PADS : un pad par piste de batterie, et plus on frappe haut sur le pad, plus la frappe est forte.
Tout est enregistré automatiquement dans le navigateur, séparément pour chaque banque : motif, timbres, réglages, matrice de départs, courbe de filtre. Rouvrir le fichier retrouve la dernière banque utilisée dans l'état où tu l'as laissée.